ça recommence: j'ai acheté un billet prem's pour le mauvais jour (le 28 ald 27) et donc j'ai du parlementer pour ne payer "que" le complément du plein tarif... Décidément, je les accumule avec la SNCF! Je retrouve Gérard 4h plus tard puis 2 autres amis Mulhousiens (Hubert et Denis) pour filer en Suisse. Samedi matin nous montons à la cabane des grands Mountets, il fait très chaud et il n'y a plus de neige ni de glace en contrebas de la langue du glacier. Nous devons porter pendant environ 2h avant de pouvoir chausser les skis... 
Arrivés à la cabane vers 15h, on a le temps de se faire un peu bronzer au chaud soleil de cette fin avril. Le lendemain, lever à 4h30 pour se rendre sur l'épaule du Zinalrothorn, la neige est très dure et les couteaux indispensables pour arriver à progresser dans les pentes parfois raides qui nous mènent jusqu'à une arête de neige. là, nous abandonnons les skis pour les crampons, l'arête est bien effilée, en bonne neige bien froide, belle et pas dangereuse. Quelle joie de se promener là-haut! 
La dernière partie de l'arête est rocheuse et nous choisissons de redescendre car Gérard, notre chef d'expé bien-aimé, ne le sent pas. 
On s'encorde car il ne s'agit pas de tomber du coté droit, la pente toute de belle glace bleue file à 70° sur environ 200m: belle glissade en perspective! 
Mais bon tout se passe bien, pas de vent, pas trop froid, un superbe soleil, une vue magique sur les 4000 du Valais dont le superbe Cervin, bonne ambiance entre nous 4: rien que du bon quoi! 
Retour au refuge où un bon repos suivi d'un bon repas nous remet d'aplomb pour le lendemain. 
5h du mat: on part pour le Mont Durand, un peu moins haut mais pas moins facile, avec une pente de neige à 45-50° avant le col qui nous oblige à cramponner: 
Puis après le col on terminera toute la course en crampons, choix judicieux car nous progressons alors sur une arête de mixte peu difficile mais où les skis nous auraient gênés, d'autant qu'on en aurait pas du tout profité à la descente, trop raide et avec une neige mauvaise à skier, pleine de mini "pénitents". Nous atteignons le sommet bien avant ceux qui ont choisi de monter les skis jusqu'en haut. Notre choix était le bon. 
La vue est vraiment extraordinaire, les conditions féériques. 
Ensuite on redescend tout en bas, et retour à Mulhouse puis Paris ou les gens me prennent à nouveau pour un fou à me ballader dans le RER avec mes skis, piolets et sacs alors qu'il fait une chaleur folle... Ah oui, il faudra que je vous présente ma mascotte... faites-moi y penser pour le prochain article. C'est un mini-mammouth dont vous pouvez deja voir les photos dans l'album du blog. 
Avez-vous une idée de nom que je puisse lui donner? A bientôt. Syl Cliquez ICI pour voir les photos |